Trouver sa place dans un choix professionnel

15 novembre 2021

Le lundi 29 novembre à Copernic aura lieu le premier Atelier Pro de JEM LELAB avec Alexandre Halperin et Sylvine Bailly qui souhaitent aider les jeunes créateurs d’entreprise et étudiants à travers plusieurs ateliers thématiques dans l’année. Voici un avant-goût de ces ateliers coaching par Sylvine Bailly, coach personnel et professionnel.

Le terrain de jeu du milieu professionnel est particulièrement riche en potentiel pour définir sa place. Beaucoup de raisons de conflits intérieurs y trouvent à s’y loger. Tout part de son choix d’activité, puis du modèle d’entreprise, de ses rapports hiérarchiques et avec ses collèges. Le choix d’une profession est juste quand il est autonome, c’est à dire dès qu’il n’est pas influencé par des traditions familiales, des influences sociales, une résultante dépendant d’examens ou de concours, un premier stage qui devient la référence de l’application de vos compétences, un ensemble de motivations dont la priorité ne serait pas le contenu de l’activité.

Et qui peut s’en affranchir ? Nous sommes bien souvent emportés par des circonstances qui nous font opérer un choix qui n’a pas notre adhésion totale. Dès lors ce compromis ne tient pas longtemps, il nous use et crée une dichotomie entre nos aspirations enfouies et nos choix, voir pire lorsque nous sommes résignés. Les deux sont source de dissolution de nous-mêmes. L’entreprise qui va être choisie doit répondre à nos valeurs car sa culture, son modèle déterminera un cadre duquel nous ne pouvons nous soustraire. Selon qu’il soit autoritaire – pyramidal – ou responsabilisant – transversal – les relations seront totalement différentes.

Combien de fois des personnes me disent : « Je ne supporte plus d’aller à mon travail, j’en dors plus la nuit, je redoute les réunions, untel m’a fait un coup de Trafalgar, ils m’avaient promis une promotion et c’est un autre à la botte du DG qui l’a eue, j’avais préparé toute une proposition qu’un autre s’est approprié,  je suis épinglé dès que je pars à 18h  j’arrive exténué après une heure trente de transport, l’ambiance est en permanence suspicieuse, il faut que je fournisse de plus en plus de rapports, de boulot, je n’ai plus de vie perso, j’en peux plus. »

“La tendance aujourd’hui est de créer sa propre activité, les start-up, pour précisément avoir la liberté de mettre en place « son désir ». ”

Tous ces indices sont révélateurs d’un choix par défaut qui n’a pas rempli toutes les cases. Soit on l’accepte un temps considérant que c’est une étape nécessaire dans un parcours professionnel ou facilitateur d’une vie familiale, ou dans un contexte particulièrement tendu écononomiquement, soit on remet en question son choix pour chercher ailleurs. Parfois, il s’agit de changer d’entreprise et de garder la même activité, parfois il signifie qu’il faut changer du tout au tout car les oppositions rencontrées sont là pour accélérer un processus de choix. Il en va de même pour les orientations et les entretiens d’embauche. Lorsque que quelqu’un me dit : « j’ai envoyé je ne sais combien de cv, je n’ai pas été retenu au dernier entretien » plutôt que considérer cela comme un échec, voyons le comme une aubaine qui vous a protégés d’erreurs de positionnement.

La tendance aujourd’hui est de créer sa propre activité, les start-up, pour précisément avoir la liberté de mettre en place « son désir »mais attention car « Tout neuf, tout beau » comme dans l’amour, sauf que l’étape de son développement inévitable est à anticiper. Cette étape est à considérer au moment de la création, et non d’un coup, le couteau sous la gorge ; parce qu’on n’a pas les fonds pour accéder à un marché, parce que les moyens ne sont peut-être pas disponibles pour embaucher les profils indispensables au déploiement, parce qu’il faut s’associer et que se pose le partage de pouvoir et des actions, parce qu’il faudra passer à une échelle d’entreprise qui demandera beaucoup plus de retours sur investissement, parce qu’on ne sait pas de quoi la conjoncture sera faite et que si on a levé des fonds très importants, le parachute qui peut exister individuellement en cas de départ n’est pas le lot de sa propre entreprise.

Un bon choix s’avère si tous les curseurs sont alignés, le type d’entreprise, la définition de poste, son modèle économique culturel managérial, l’équipe avec qui on va collaborer, son échelle de rémunération, ses perspectives d’évolution, sa localisation par rapport à son lieu de vie. Cela demande d’être exigeant, s’accorder du mérite et ne pas considérer qu’être choisi suffise, mais faire passer ce qui compte pour vous en premier lieu.

Sylvine Bailly 
Conseil-Coach personnel et professionnel
sylvinebailly.com