Le Talmud Torah des parents

Des rencontres régulières avec la direction du Talmud Torah et les rabbins pour permettre aux parents de se familiariser avec l’étude juive, en abordant, dans un cours adapté pour eux, des sujets sur lesquels leurs enfants travaillent tout en étant à l’écoute de leurs problématiques parentales pour les aborder avec les outils conceptuels de la Torah.

Une semaine sur trois, à Beaugrenelle, Copernic ou Ganénou, Emmanuel Calef (directeur des Talmudei Torah) propose une séance aux parents du Talmud Torah pendant que leurs enfants sont en cours. Sa vocation ? Offrir à tous les parents un espace d’échange direct et régulier avec l’équipe du Talmud Torah pour poser toutes les questions, aussi bien en matière d’organisation qu’en matière de judaïsme. Un contenu thématique sur ce que les enfants apprennent en cours sera offert pour en parler en famille et que le judaïsme devienne un espace d’échange familial heureux.

Les thématiques abordées

  • Hanouka est-il vraiment le Noël juif ?
  • Tou Bichevat, pourquoi un nouvel an des arbres ?
  • Le peuple hébreu et le rôle central du désert dans notre tradition
  • Pourim : le hasard dans la pensée juive
  • Pessa’h : pourquoi y avait-il besoin de 10 plaies pour faire sortir le peuple hébreu de l’esclavage d’Egypte ?
  • De Pessa’h à Chavouot : compter le Omer pour passer de la libération à la liberté

Découvrez les dates, horaires e lieux des prochaines séances en consultant notre agenda ici.

Extrait

« Cette semaine, vos enfants étudieront le tout début de la Torah, la paracha Berechit. On y découvre notamment l’épisode bien connu de la pomme d’Adam, visible notamment dans la gorge des papas. Et tout le monde croit savoir que ce nom vient du fruit défendu, celui qui cause l’exil d’Adam et Eve hors du jardin, qui aurait été… une pomme. D’ailleurs, depuis le Moyen-Âge, les vitraux des églises, les tableaux des grands maîtres de la peinture (Dürer, Cranach, Rubens,…) représentent les deux premiers humains avec une pomme à la main. Sauf que… sauf que… nulle part il n’est fait mention de pomme dans le texte biblique qui parle de « l’arbre de la connaissance Bien et Mal » ! Et « Mal », dans la traduction de la Bible qui a le plus de succès à l’époque, la Vulgate en latin de Saint Jérôme, se dit « malum »… qui se prononce presque comme le mot « mâââââlum » (avec un a appuyé et long), qui veut dire… pomme !

Pour ne pas faire de ce fruit une… pomme… de discorde avec vos enfants hauts comme trois pommes qui sortent du Talmud Torah pleins de questions, et que vous ne soyez pas complètement… « pommés/paumés », s’ils vous demandent « mais alors c’était quel fruit ? » vous pouvez leur répondre que nos sages ont tour à tour inventé des histoires (des midrachim) imaginant que ce soit.

*) un figuier,

*) du blé (auquel cas ça serait une pomme… de pain),

*) du raisin,…

Et surtout : est-ce qu’au fond c’est vraiment important de savoir quel fruit c’était ? Et puis d’abord… c’était vraiment un fruit et un arbre réels ? Qu’on peut retrouver dans le monde réel et pas seulement au jardin d’Eden ? Est-ce que justement l’idée de cet arbre n’est pas de surprendre et de faire poser des questions (comme les aliments du Seder à Pessah) ? De faire réfléchir sur la notion d’interdit, de transgression, mais aussi de la différence entre ingérer et connaître, mélanger le bien et le mal en soi…

Et de terminer en remarquant que le premier commandement dans l’histoire juive était un commandement portant… sur la nourriture !!! Alalala, les juifs et le repas… D’ailleurs, si on vous demande de résumer ce que c’est qu’être juif en trois phrases, vous pourrez toujours raconter cette très vieille histoire : Être juif en trois phrases ? Ils ont essayé de nous tuer, on a survécu, à table !!!

Croquez la curiosité à pleines dents avec le Talmud Torah ! »

Emmanuel Calef

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