Programme avec le CASIP : Mon voisin
En France, des centaines de milliers de personnes âgées passent des journées entières sans parler à personne. Pas parce qu’elles n’ont rien à dire — mais parce que personne ne vient les écouter. À 12 ou 13 ans, on commence à comprendre ça. On voit ses propres grands-parents vieillir, on croise dans la rue des visages qu’on ne regarde pas assez. Et parfois, on se demande : est-ce que je pourrais faire quelque chose ?
La réponse est oui. Et elle est plus simple qu’on ne le croit : une visite, un coup de fil, un repas partagé. Dans la tradition juive, rendre visite aux malades et aux personnes isolées — le bikour ‘holim — est l’un des gestes les plus fondamentaux de solidarité. Pas parce que c’est spectaculaire, mais parce que c’est vital.
Découvrez ci-dessous l’initiative « Mon Voisin » développée pour les jeunes à partir de 12 ans ans en partenariat avec le CASIP-COJASOR.
Initiatives du programme
Ce programme solidaire de JEM, en partenariat avec le CASIP-COJASOR — fondation reconnue d’utilité publique qui accompagne les populations fragiles depuis plus de deux siècles — propose aux jeunes un engagement réel, régulier et encadré contre l’isolement des aînés.
Pas de grande théorie. Des gestes concrets :
- Des visites à domicile, par petits groupes, chez des personnes âgées qui vivent seules. Un moment d’échange simple — parler, écouter, être là.
- Des appels téléphoniques et des sorties régulières, pour que le lien ne se limite pas à une visite ponctuelle mais devienne un rendez-vous attendu.
- Des moments festifs dans les locaux de JEM Beaugrenelle, JEM Copernic et JEM Pelleport — des repas où jeunes et aînés se retrouvent autour d’une même table.
- Des ateliers culinaires avec le pôle Ora du CASIP — cuisiner ensemble, transmettre des recettes, partager un savoir-faire et un moment de plaisir.
Ce que les jeunes y gagnent
On parle souvent de « donner de son temps ». Mais les jeunes qui s’engagent dans ce type de programme vous diront tous la même chose : ils reçoivent autant qu’ils donnent. Ils découvrent des parcours de vie qu’aucun livre ne raconte. Ils apprennent à écouter — vraiment écouter. Ils développent une empathie qui ne s’enseigne pas en classe. Et surtout, ils réalisent qu’un geste minuscule — une heure par mois, un appel de dix minutes — peut changer la semaine entière de quelqu’un. C’est le Tikkoun Olam à hauteur d’ado : pas « réparer le monde » d’un coup, mais poser un geste juste, au bon endroit, au bon moment.
Ce que les aînés y trouvent
Pour les personnes âgées accompagnées par le CASIP-COJASOR, ces rencontres brisent une solitude que même les soins les plus attentifs ne comblent pas. Le CASIP le dit lui-même : « Le soin ne suffit pas. » Ce qui manque souvent, c’est un visage, une voix, quelqu’un qui vient pour eux — pas pour les soigner, mais pour les voir. L’énergie des jeunes, leurs questions, leur curiosité — tout cela redonne du mouvement à des journées qui se ressemblent trop.