Salomé Dahan Sfedj réinvente l’idée même de carrière

18 mai 2026

Maths, finance, luxe, entrepreneuriat. À la lecture du CV de Salomé Dahan Sfedj, on pourrait croire qu’elle n’a jamais su choisir. En réalité, elle a juste refusé de se laisser enfermer.

Aujourd’hui à la tête d’une fintech après avoir fondé Matrimoine Invest, une structure qui accompagne les femmes dans leur autonomie financière, elle sera l’une des voix du prochain Rendez-vous Martin Buber, le mardi 26 mai, au Digital Village (Paris 13e). Cliquez ici pour vous inscrire.

La carrière linéaire, ce mythe français

« On a souvent tendance, surtout en France, à se définir par un métier, un titre ou un secteur. » Salomé le dit sans détour : cette vision-là est non seulement dépassée, mais potentiellement dangereuse. À l’ère de l’IA, dans un monde du travail qui se recompose en permanence, s’accrocher à une identité professionnelle figée, c’est prendre le risque de ne pas voir venir les virages.

Elle ne prêche pas l’impulsivité pour autant. « Je crois aux petits pas qui finissent par devenir des pas de géant. » Construire, tester, se tromper, ajuster, c’est sa méthode. Pas glamour à raconter, mais redoutablement efficace.

Et dans les moments de doute ? « Dès qu’on se reconnecte à son pourquoi, dès qu’on se souvient des raisons profondes de ses décisions, tout se remet en perspective. » Et si ça ne suffit pas, elle a une formule simple, presque talmudique dans sa structure : « Soit on gagne, soit on apprend. »

Ce que l'argent dit de nos choix

Via Matrimoine Invest, Salomé observe au quotidien des schémas récurrents chez les femmes face à l’argent : penser d’abord aux autres, gérer les urgences du présent, remettre à plus tard l’investissement de long terme. Elle cite Claudia Goldin, Nobel d’économie 2023, sur le moment où tout bascule : l’arrivée du premier enfant et les arbitrages qui deviennent alors brutalement asymétriques.

Ce qu’elle souligne aussi, et qui résonne au-delà de la seule question financière : « Vie personnelle et vie professionnelle ne se construisent pas successivement, mais simultanément. » Une évidence qu’on oublie trop souvent, jusqu’au jour où il est trop tard pour ne pas y penser.

Mais elle ne s’arrête pas au constat. Ce qu’elle propose, c’est une prise de conscience : « Cette capacité à prendre le présent comme information et à réajuster sa trajectoire, associée à une confiance en soi et en l’avenir, fait des miracles. »

Le 26 mai, venez l'entendre

Salomé Dahan Sfedj interviendra avec le rabbin Yann Boissière et Alexandre Halpérin lors du prochain RDV Martin Buber : une soirée pour interroger nos rapports au travail, à la liberté, au sens et peut-être repartir avec une ou deux décisions qui changent tout.

Mardi 26 mai, 19h30 — Digital Village, Paris 13e