Neshima, trois voix au service de la transmission

22 juin 2026

Entre héritage et modernité, le trio Neshima fait souffler un vent nouveau sur les répertoires juifs traditionnels. JEM les accueille le Samedi 27 juin à 19h30 sur le rooftop de Copernic accompagnées de Camille Kravitzch au piano et de Maxime Alcabes au violon. Rencontre avec trois voix au service de la transmission.

Née d’une rencontre humaine autant qu’artistique, Neshima, « le souffle » en hébreu, puise dans les traditions hébraïques, yiddish et ladino pour les réinventer avec une sensibilité contemporaine. Trois voix, un même désir : transmettre.

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Comment est née l’aventure Neshima ? Quel a été le déclic qui vous a réunis pour chanter ensemble ?

Inès : Neshima est le fruit d’une rencontre autour d’origines partagées et d’un désir de connexion à nos racines par la musique. Clara et moi étions amies au collège, et nos chemins se sont croisés par hasard, bien des années plus tard. Nous avons fait la connaissance d’Arielle au sein du collectif Notre Haggadah. Dès que nos voix se sont mêlées, le déclic a été immédiat : ce fut un véritable coup de cœur artistique et humain. Créer un projet à trois est alors devenu une certitude.

Comment choisissez-vous les chants que vous interprétez, entre tradition juive, musique israélienne et répertoire contemporain ?

Inés : Notre répertoire se situe à la croisée de nos héritages musicaux, reflets de nos trajectoires familiales respectives, et d’influences plus contemporaines. Nous avons à cœur de puiser aussi bien dans la richesse des chants liturgiques que dans le répertoire des chants yiddish, ladino ou hébraïque plus contemporains. Notre démarche consiste à honorer ces traditions tout en leur apportant une touche de modernité, avec notre sensibilité d’aujourd’hui.

“Nous imaginons la suite comme une expansion de notre horizon musical portée par un profond désir de transmission.”

Y a-t-il un moment, une anecdote ou une réaction du public lors de l’un de vos concerts qui illustre vraiment l'essence Neshima ?

Arielle : En début d’année, on a eu le plaisir d’imaginer un format de concert très intimiste, en petit comité, pour nous présenter en douceur. Au cours de la soirée, on a été touchées et amusées de voir que le public connaissait déjà par cœur la signification de Neshima « le souffle » en hébreu. 

Quel est votre projet aujourd’hui le plus abouti, et pourquoi ?

Arielle : Cette année de lancement a été particulièrement dense et créative, mais notre projet le plus abouti reste notre première apparition sur la scène du Musée d’art et d’histoire du Judaïsme (MahJ) à l’occasion de la Fête de la Musique. Cet événement s’est accompagné d’une résidence artistique précieuse, durant laquelle nous avons pu mûrir notre identité et enregistrer les morceaux de notre tout premier EP. C’est le point de départ concret de notre projet musical.

Comment imaginez-vous la suite ? Quels sont vos projets à venir ?

Clara : À l’image de cette première année, nous imaginons la suite comme une expansion de notre horizon musical portée par un profond désir de transmission. Nos projets à venir s’articulent autour de la sortie officielle et de la promotion de notre premier EP, que nous avons hâte de faire découvrir au plus grand nombre. Nous souhaitons également multiplier les concerts et explorer de nouvelles scènes, pour faire résonner cette tradition orale.

 

Retrouvez Neshima le 27 juin à 19h30 au centre JEM Copernic en cliquant ici.
Les places étant limitées, l’inscription est obligatoire.

Propos recueillis par Joanna Lustyk
Photo prise par Achille Laplante Lebrun