Duo de Piano à Copernic : Rencontre avec Samuel Bismut

17 mai 2026

Le Dimanche 31 mai à 17h, JEM Copernic accueille un récital de piano à quatre mains avec Ilan Zajtmann et Samuel Bismut. Découvrez Samuel à travers son portrait.

Réservez-vos places pour ce grand récital de piano, Dimanche 31 Mai à 17h00 à la synagogue Copernic en cliquant ici.

Il y a des musiciens qui naissent avec un piano sous les doigts. Samuel Bismut, lui, a pris le temps de trouver sa place et quand il l’a trouvée, il l’a reconnue tout de suite.

C’est à 15 ans que tout bascule. Chanteur dans un chœur, il se retrouve à remplacer au pied levé un pianiste défaillant pour un programme de Brahms, piano et quatuor vocal. Un baptême du feu, une évidence. « J’y ai découvert le bonheur singulier du piano, et cette sensation rare et si précieuse d’être à sa place. » Ce soir-là, Samuel Bismut ne comble pas un vide : il révèle quelque chose de lui-même.

Avant cela, la musique et l’art font déjà partie de son quotidien. Mais c’est l’adolescence qui cristallise le besoin : un cadre, une exigence, un espace pour jouer seul et avec les autres. Le piano s’impose alors comme la réponse à tout cela à la fois.

Pour le récital du Dimanche 31 mai à JEM Copernic, Samuel Bismut a conçu un programme qui ressemble à sa façon d’aborder la musique : un voyage romantique, habité par l’idée de la fantaisie. Schubert, Liszt : deux monuments du répertoire et une œuvre d’Olivier Greif pour ouvrir, Les Plaisirs de Chérence, extraite de sa Sonate n°22. Une pièce qui peint la mémoire des lieux, les noms de pays, les souvenirs en musique. Le fil conducteur ? « La démesure, non pas seulement virtuose, mais expressive. Une manière d’aller au bout d’une idée musicale, sans retenue. »

Jouer dans une synagogue est une grande première pour lui. Il l’aborde avec une forme de gratitude tranquille : « Je me sens reconnaissant de pouvoir jouer dans un lieu à la fois solennel et familier. Certains lieux, chargés de sens, d’histoire ou de beauté, rendent la tâche moins ardue. »

Et si on lui demande ce qu’il dirait au jeune Samuel, celui d’avant les concerts et les choix décisifs ? Il sourit presque : « J’aurais bien des conseils à lui donner, mais je pense qu’il ne m’écouterait pas. » Il s’arrête, puis : « Je lui dirais que la voie qu’il choisira sera éprouvante mais qu’elle en vaudra la peine. »